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SOUTÈNEMENTISÈRE

Réglementation

Mur de soutènement et clôture : deux régimes, un chantier

2 min de lectureRéglementation
Mur de soutènement et clôture : deux régimes, un chantier

Un mur de soutènement reste dispensé de toute formalité d'urbanisme en tant que tel, quelle que soit sa hauteur, mais la clôture posée par-dessus obéit à son propre régime juridique, potentiellement soumis à déclaration préalable selon la réglementation de la commune concernée.

Deux fonctions, deux régimes

Le code de l'urbanisme (article R*421-3) place les murs de soutènement hors du champ de toute formalité, en raison de leur nature même, deux exceptions mises à part : le site patrimonial remarquable et les abords d'un monument historique. Cette exonération vise précisément la fonction de soutènement. Une question écrite adressée à l'Assemblée nationale a permis d'obtenir une clarification officielle sur le cas mixte : quand une clôture surmonte un mur de soutènement, les deux éléments de l'ouvrage restent chacun soumis à leur propre cadre juridique, sans que l'un n'absorbe le régime de l'autre.

Ce que cela change concrètement sur un chantier

Un particulier qui construit un mur de soutènement pour stabiliser un talus n'a aucune formalité à accomplir pour cette partie de l'ouvrage. S'il souhaite ajouter, au-dessus, un élément qui joue le rôle d'une clôture, cet ajout peut relever d'un régime distinct, potentiellement soumis à déclaration préalable selon les règles locales d'urbanisme applicables à la commune.

Coupe d'un mur de soutènement en pierre, en cours de montage sur un terrain en pente La fonction de soutènement d'un ouvrage reste dispensée de formalité, indépendamment d'un éventuel élément de clôture ajouté au-dessus.

Une règle locale qui varie d'une commune à l'autre

Le règlement d'urbanisme de chaque commune ou intercommunalité peut fixer des règles propres sur les clôtures, hauteur maximale ou aspect extérieur notamment. Ce point mérite une vérification en mairie avant travaux, en complément de la dispense nationale qui s'applique au mur de soutènement lui-même.

Une distinction à intégrer dès l'étude de terrain

Quand un projet de mur de soutènement prévoit un élément de clôture par-dessus, cette distinction entre les deux régimes fait partie des points abordés lors de l'étude de terrain, pour éviter une formalité omise sur la seule partie qui pourrait réellement en avoir besoin.

FAQ

Questions fréquentes

Pourquoi un même ouvrage relève-t-il de deux régimes différents ?

Parce que la dispense de formalité prévue par l'article R*421-3 du code de l'urbanisme s'applique à la fonction de soutènement, pas à celle de clôture. Un ouvrage qui remplit les deux fonctions à la fois est donc soumis à deux régimes distincts, chacun sur sa propre fonction.

Faut-il systématiquement une déclaration préalable pour poser une clôture sur un mur de soutènement ?

Cela dépend de la réglementation locale d'urbanisme, différente selon la commune. Une clôture peut être soumise à déclaration préalable dans certains cas, ce qui rend une vérification en mairie utile avant de poser l'élément haut de l'ouvrage.

Le mur de soutènement reste-t-il dispensé si une clôture est prévue au-dessus ?

Oui, la fonction de soutènement du mur conserve sa dispense propre quelle que soit la hauteur de l'ouvrage. C'est la clôture ajoutée par-dessus qui suit un régime distinct, pas le mur lui-même.

Comment distinguer la partie soutènement de la partie clôture sur un même ouvrage ?

En général, la partie qui retient effectivement la terre en contrebas relève du soutènement, tandis que tout élément qui la prolonge au-dessus du niveau du terrain amont, sans fonction de retenue, relève du régime de la clôture.

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